26 janvier 2018

Trois questions à… Claudie Durand, adjointe au maire d’Arles en charge de la culture et Christian Mourisard, adjoint au maire d’Arles en charge du patrimoine et président de l’Office du tourisme d’Arles

Pourquoi avoir programmé un nouveau festival en février ?
Claudie Durand : Arles possède une légitimité en tant que ville du livre grâce à une filière professionnelle locale complète et dynamique, et ses nombreuses manifestations littéraires reconnues à travers le monde. En le plaçant au cœur de la haute saison culturelle et touristique, nous risquions d’en affaiblir la portée.
Christian Mourisard : Nous avons choisi d’organiser cet événement en hiver, pendant la saison creuse qui précède la feria de Pâques. Par ailleurs, avec l’ouverture le 17 février à Arles de MP2018 et une édition du festival des Suds en Hiver, deux manifestations qui précéderont l’ouverture d’« Arles se livre », nous connaîtrons 10 jours d’animation culturelle inédits et festifs dans notre ville au cœur de la saison d’hiver. De quoi attirer un public que nous espérons très nombreux !

Quels sont les contenus ?
Claudie Durand : Nous braquons les projecteurs sur des acteurs économiques et culturels, sans perdre de vue l’objectif premier : la lecture, que nous voulons encourager grâce à un beau programme de manifestations populaires et festives – des performances, un speed dating avec des auteurs, l’accès à des lieux inconnus du grand public, etc. Certaines actions ont été tissées en liaison avec l’Éducation nationale, par exemple plusieurs écoles vont prévoir dans leur emploi du temps quotidien un quart d’heure de lecture. Une initiative qui pourrait être pérennisée hors festival, tout au long de l’année scolaire.

Comment ce festival est-il financé ?
Claudie Durand : Le principe de cette première édition est « petit budget mais grandes idées » ! En plus de celles de la Ville, coordonnées par le service de la culture et la médiathèque, nous recensons 80 propositions d’acteurs et organisateurs qui montent et financent leurs projets respectifs. Ce qui donne encore plus de valeur à notre manifestation. Si l’enthousiasme des participants perçu pendant l’organisation de ce festival est maintenu durant les 4 jours, nous nous préparons à un très bel événement dans toute la ville !
Christian Mourisard : L’Office du tourisme fait le choix de soutenir financièrement cet événement car il répond parfaitement à notre objectif de « désaisonnalité », qui vise à attirer un public plus nombreux pendant une période généralement creuse pour Arles. Nous avons ainsi engagé une collaboration étroite avec la Ville et pour la première fois, un budget important est consacré par l’Office de tourisme, à la promotion d’un événement culturel. Pour plus de visibilité, un partenariat avec le quotidien la Provence a été conclu, toujours en vue de renforcer l’attractivité d’Arles. Et pour l’édition 2019, nous nous mettons déjà en chasse de nouveaux financements et de partenariats !