11 janvier 2018

Le livre : un moteur de l’économie arlésienne

À Arles, le secteur du livre représente, via des entreprises ou des associations, 500 emplois.

Des bibliothèques parfois méconnues
La médiathèque municipale compte près de 140 000 ouvrages. Mais la Ville recèle bien d’autres bibliothèques, celle des archives municipales, de l’École nationale supérieure de la photographie, du Collège International des Traducteurs Littéraires, du musée Réattu, du Musée départemental de l’Arles antique, du Museon Arlaten (CERCO), de l’association Les Amis du Vieil Arles, de l’Association pour un musée de la Résistance, de l’Académie d’Arles, de l’association des Donneurs de voix… Toutes ne sont pas ouvertes en permanence au grand public, mais participent à la diffusion du savoir et de la connaissance.

Des librairies, anciennes ou nouvelle
Arles compte aussi plusieurs librairies : Actes Sud, Offprint, L’Archa des Carmes, Les Grandes Largeurs, qui vient tout juste d’ouvrir en centre-ville, et la petite dernière, Arles BD que l’on découvrira pendant le festival. Un spécialiste de livres anciens et un bouquiniste comptent aussi parmi ces métiers dédiés.

Des auteurs arlésiens reconnus
Arles compte nombre de peintres, de photographes, mais aussi beaucoup d’auteurs. Ils sont poètes ou historiens, sociologues, scientifiques ou romanciers comme Sylvain Prudhomme, finaliste du grand prix de l’Académie française en 2016, prix François-Billetdoux en 2017, ou Pierre Lemaître, prix Goncourt en 2013. Quand ils nous font découvrir les mots des autres, ce sont les traducteurs : le Collège International des Traducteurs Littéraires, structure unique rattachée à ATLAS qui a accueilli depuis 1987 plus d’un millier de résidents venus du monde entier (traducteurs, linguistes, chercheurs, auteurs…).

Des dizaines d’éditeurs installés sur tout le territoire
Derrière ces livres, il y a des éditeurs. Tout le monde connaît Actes Sud, longtemps dirigée par Françoise Nyssen, actuelle Ministre de la Culture. Mais aussi Philippe Picquier, spécialisée dans la littérature venue d’Asie ou les éditions Buchet-Chastel et d’autres structures comme les éditions Honoré Clair, Analogues, Portaparole, Verte Plume (spécialisée dans la littérature pour enfant), La Fabrique sensible (livres d’artistes)…

Des diffuseurs, des distributeurs…
Arles est également le siège de diffuseurs et distributeurs, comme Harmonia Mundi Livre (qui travaille pour une soixantaine d’éditeurs) ou L’Oiseau Indigo, un service de diffusion de Bookwitty pour une trentaine d’éditeurs des mondes arabe, africain et de l’Océan Indien.

… et tous les autres métiers du livre
Enfin, la filière compte aussi des illustrateurs, des graphistes, des relieurs ainsi que Copeia (Conservation du Patrimoine Écrit), structure qui agit pour la conservation, la restauration et la numérisation des ouvrages et documents. Arles compte même un fabricant de papier japonais, le seul en Europe à pratiquer une technique ancestrale japonaise !